Le prêtre aujourd'hui
Qui est le prêtre, que signifie être prêtre ? Selon saint Paul, cela signifie surtout être intendant des mystères de Dieu: " Qu'on nous regarde donc comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, ce qu'en fin de compte on demande à des intendants, c'est que chacun soit trouvé fidèle " 1 Co 4,1-2. Le mot d'" intendant " ne peut être remplacé par aucun autre. Il a des racines profondes dans l'Évangile qu'on se rappelle la parabole de l'intendant fidèle et de l'intendant infidèle. L'intendant n'est pas le propriétaire, mais celui à qui le propriétaire confie ses biens, afin qu'il les gère de manière juste et responsable. C'est bien ainsi que le prêtre reçoit du Christ les biens du salut, pour les distribuer comme il convient aux personnes à qui il est envoyé. Il s'agit des biens de la foi. Le prêtre est donc l'homme de la parole de Dieu, l'homme du sacrement, l'homme du " mystère de la foi ". Par la foi, il accède aux biens invisibles qui constituent l'héritage de la Rédemption du monde accomplie par le Fils de Dieu. Personne ne peut se considérer comme le " propriétaire " de ces biens. Nous en sommes tous les bénéficiaires. Donc, en vertu de ce que le Christ a institué, le prêtre a le devoir d'en être l'intendant.
Qu'est-ce que comporte le fait d'être prêtre aujourd'hui, sur la scène de ce monde qui évolue tellement ? Il ne fait pas de doute que, comme toute l'Église, le prêtre avance avec son temps, et qu'il se met à l'écoute de ce qui mûrit dans l'histoire avec attention et bienveillance, tout en étant critique et vigilant. Le Concile a montré comment un renouveau authentique était possible et nécessaire, dans la pleine fidélité à la Parole de Dieu et à la Tradition.
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Mais, au-delà du renouveau pastoral qui s'impose, je suis convaincu que le prêtre ne doit pas avoir peur d'être " hors du temps ", parce que l'" aujourd'hui " humain de tout prêtre s'inscrit dans l'" aujourd'hui " du Christ Rédempteur. Le plus haut devoir de tout prêtre en tout temps est de retrouver au jour le jour son " aujourd'hui " sacerdotal dans l'" aujourd'hui " du Christ, dans cet " aujourd'hui " dont parle la Lettre aux Hébreux. Cet " aujourd'hui " du Christ est intégré dans toute l'histoire, dans le passé et dans l'avenir du monde, de tout homme et de tout prêtre. " Jésus Christ est le même hier et aujourd'hui, il le sera à jamais ". Si donc nous sommes plongés par notre " aujourd'hui " humain et sacerdotal dans l'" aujourd'hui " du Christ, il n'y a aucun danger pour nous d'être d'" hier ", dépassés... Le Christ est la mesure de tous les temps. En son " aujourd'hui " divino-humain et sacerdotal, se résout fondamentalement toute l'antinomie - tant discutée naguère - entre le " traditionalisme " et le " progressisme ".
Si l'on analyse les attentes que l'homme contemporain nourrit envers le prêtre, on verra que, au fond, il n'y a en lui qu'une seule et grande attente : il a soif du Christ. Le reste - ce qui a une utilité économique, sociale ou politique -, il peut le demander à beaucoup d'autres. Au prêtre, il demande le Christ! Et il a le droit de l'attendre de lui, d'abord par l'annonce de la Parole. Les prêtres, comme l'enseigne le Concile, " ont comme premier devoir d'annoncer l'Évangile de Dieu à tous les hommes " (Presbyterorum ordinis, n. 4). Mais cette annonce a pour but d'amener l'homme à rencontrer Jésus, spécialement dans le mystère eucharistique, coeur vivant de l'Église et de la vie sacerdotale. C'est un pouvoir mystérieux et impressionnant que détient le prêtre à l'égard du Corps eucharistique du Christ. À cause de cela, il devient l'intendant du plus grand bien de la Rédemption, car il donne aux hommes le Rédempteur en personne. Célébrer l'Eucharistie, c'est la fonction la plus sublime et la plus sacrée de tous les prêtres. Et pour moi, dès les premières années de mon sacerdoce, la célébration de l'Eucharistie a été non seulement mon devoir le plus sacré, mais surtout le besoin le plus profond de mon âme.
Ministre de la miséricorde: Quand il administre le Sacrement de la Réconciliation, le prêtre obéit au commandement donné par le Christ aux Apôtres après sa résurrection : " Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus " Jn 20,22-23. Le prêtre est témoin et instrument de la miséricorde divine! Combien le service du confessionnal est important dans sa vie 1 C'est justement au confessionnal que sa paternité spirituelle se réalise le plus pleinement. Au confessionnal, tout prêtre devient témoin des grandes merveilles qu'opère la miséricorde divine dans l'âme de ceux qui accueillent la grâce de la conversion. Mais il est nécessaire que tout prêtre qui, est au service de ses frères au confessionnal sache faire lui-même l'expérience de cette miséricorde de Dieu, en se confessant lui-même régulièrement et en recourant à la direction spirtuelle.
Intendant des mystères divins le prêtre est particulièrement un témoin de l'Invisible dans le monde. En effet, il est l'intendant de biens invisibles et incommensurables, qui appartiennent à l'ordre spirituel et surnaturel.
Un homme au contact de Dieu: Comme, administrateur de tels biens, le prêtre reste sans cesse et très particulièrement en contact avec la sainteté de Dieu. " Saint! Saint! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. " La majesté de Dieu est la majesté de la sainteté. Dans le sacerdoce, l'homme est comme élevé au niveau de la sphère de cette sainteté et il arrive, en quelque sorte, jusqu'aux sommets où fut autrefois amené le prophète Isaïe. La liturgie eucharistique se fait précisément l'écho de cette vision prophétique: Saint, saint, saint le Seigneur, le Dieu de l'univers. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dorninus Deus Sabaoth. Pleni sunt coeli et terra gloria tua. Hosanna in excelsis.
En même temps, le prêtre vit chaque jour, continuellement, la venue de cette sainteté de Dieu jusqu'à l'homme: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur Benedictus qui venit in nornine Domini. Par ces paroles, les foules de Jérusalem saluaient le Christ qui entrait dans la ville afin de consommer son sacrifice pour la rédemption du monde. La sainteté transcendante, pour ainsi dire " hors du monde ", devient dans le Christ la sainteté " dans le monde ". Elle devient la sainteté du Mystère pascal.
Appelé à la sainteté: En contact constant avec la sainteté de Dieu, le prêtre doit devenir saint lui-même. Son ministère même l'engage à faire un choix de vie inspiré par le radicalisme évangélique. Cela explique qu'il doive vivre d'une manière spécifique l'esprit des conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. N'est-ce pas dans cette perspective que se comprennent aussi la convenance particulière du célibat. Il résulte de tout cela que le prêtre a spécialement besoin de donner une place à la prière dans sa vie: la prière naît de la sainteté de Dieu et, en même temps, elle est une réponse à cette sainteté. J'ai écrit un jour: " La prière crée le prêtre et le prêtre se crée par la prière. " Oui, le prêtre doit être avant tout un homme de prière, convaincu que le temps consacré à la rencontre intime avec Dieu est toujours le mieux employé, parce que, non seulement il lui est utile, mais il est utile pour sa tâche apostolique.
Si le Concile Vatican II parle de la vocation universelle à, la sainteté, dans le cas du prêtre, il faut parler d'une vocation spéciale à la sainteté. Le Christ a besoin de saints prêtres! Le monde actuel demande de saints prêtres! Seul un saint prêtre peut devenir un témoin transparent du Christ et de son Évangile dans un monde toujours plus sécularisé. Ainsi seulement le prêtre peut devenir guide des hommes et maître de sainteté. Les hommes, surtout les jeunes, attendent de tels guides. Le prêtre ne peut être guide et maître que dans la mesure où il devient témoin authentique!
La cura animarum: Mon expérience déjà longue, à travers tant de situations différentes, m'a fermement convaincu qu'une pastorale efficace, une vraie " cura animarum ", ne peut se développer que sur le terrain de la sainteté sacerdotale. Le vrai secret des succès pastoraux authentiques ne réside pas dans les moyens matériels, et encore moins dans les " moyens riches ". Les fruits durables des efforts pastoraux naissent de la sainteté du prêtre. Tel est le fondement! Sont naturellement indispensables la formation, l'étude et le recyclage; en somme une bonne préparation qui rende capable de saisir le plus urgent et de définir les priorités pastorales. On pourrait dire toutefois que les priorités dépendent aussi des circonstances: tout prêtre est amené à les préciser et à les vivre en accord avec son Évêque et en harmonie avec les orientations de l'Église universelle. Au cours de ma vie j'ai reconnu ces priorités dans l'apostolat des laïcs, spécialement dans la pastorale familiale - domaine dans lequel les laïcs eux-mêmes m'ont beaucoup aidé -, dans la pastorale des jeunes et dans un dialogue suivi avec le monde de la science et de la culture. Tout cela s'est reflété dans mon activité scientifique et littéraire. C'est ainsi que j'ai rédigé l'étude intitulée " Amour et Responsabilité" et, entre autres, une oeuvre littéraire, " La Boutique de l'Orfèvre ", qui porte le soustitre de Méditations sur le Sacrement du Mariage.
Aujourd'hui, une indiscutable priorité revient à l'attention préférentielle accordée aux pauvres, aux marginaux, aux immigrés. Pour eux, le prêtre doit être vraiment un " père ". Certains moyens matériels sont également indispensables, comme ceux que nous offre la technologie moderne. Mais le secret reste toujours la sainteté de vie du prêtre, qui s'exprime dans la prière et dans la méditation, dans l'esprit de sacrifice et dans l'ardeur missionnaire. Quand je refais par la pensée le parcours de mes années de service pastoral comme prêtre et comme évêque, je me convaincs toujours plus que cela est vrai et fondamental.
Homme de la Parole: J'ai déjà dit que, pour être un guide authentique de la communauté, un vrai intendant des mystères de Dieu, le prêtre est appelé à être aussi un homme de la Parole de Dieu, un évangélisateur généreux et infatigable. On en voit plus encore aujourd'hui l'urgence, devant les tâches immenses de la " nouvelle évangélisation ".
Après de longues années de ministère de la Parole qui, spécialement en tant que Pape, m'ont fait aller en pèlerinage dans tous les coins du monde, je ne puis me dispenser d'ajouter quelques réflexions sur cet aspect de la vie sacerdotale. Il y a là une exigence considérable, car les hommes d'aujourd'hui attendent du prêtre, plus que la parole " annoncée ", la parole " vécue ". Le prêtre doit " vivre de la Parole ". Mais en même temps il s'efforcera d'être aussi intellectuellement formé pour la connaître à fond et pour l'annoncer de manière convaincante. À notre époque caractérisée par un haut niveau de spécialisation dans presque tous les secteurs de la vie, la formation intellectuelle est d'autant plus importante. Elle permet d'entreprendre un dialogue intense et créatif avec la pensée contemporaine. Les études humanistes et philosophiques et la connaissance de la théologie sont les voies d'accès à cette formation intellectuelle, qui devra être ensuite approfondie pendant toute la vie. Il faut que les études, pour assurer une formation authentique, soient toujours accompagnées de la prière, de la méditation, de l'imploration des dons du Saint-Esprit : la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu. Saint Thomas d'Aquin explique comment, par les dons de l'Esprit Saint, tout l'organisme spirituel de l'homme est rendu sensible à la lumière de Dieu, à la lumière de la connaissance et aussi à l'inspiration de l'amour. La prière pour obtenir les dons de l'Esprit Saint m'a accompagné depuis ma jeunesse et j'y suis toujours fidèle.
Approfondissement scientifique: Mais, comme l'enseigne saint Thomas lui-même, la " science infuse ", fruit d'une intervention spéciale de l'Esprit Saint, ne dispense assurément pas du devoir de rechercher la " science acquise ".
En ce qui me concerne, je l'ai déjà dit, aussitôt après l'ordination sacerdotale, j'ai été envoyé à Rome pour compléter mes études. Plus tard, par décision de mon évêque, j'ai dû m'occuper de science en tant que professeur d'éthique à la Faculté de théologie de Cracovie et à l'Université catholique de Lublin. Le résultat de ces études, ce furent le doctorat sur saint Jean de la Croix, puis la thèse d'enseignement sur Max- Scheler, précisément sur la contribution que son système éthique de type phénoménologique peut apporter à la formation de la théologie morale. Je dois réellement beaucoup à ce travail de recherche. Ainsi se greffait sur ma formation aristotélico-thomiste antérieure la méfhode phénoménologique, ce qui m'a permis d'entreprendre de nombreuses recherches novatrices dans ce domaine. Je pense surtout au livre " Personne et acte ". Je me suis ainsi intégré au courant contemporain du personnalisme philosophique, recherche qui n'a pas été sans fruits pastoraux. Je constate souvent que beaucoup des réflexions poursuivies dans le cadre de ces études m'aident dans les rencontres en tête à tête et pendant les rencontres avec des foules de fidèles à l'occasion des voyages apostoliques. Cette formation dans la perspective culturelle du personnalisme m'a permis de prendre plus profondément conscience de ce que chaque personne est unique et irremplaçable, et j'estime que cette prise de conscience est très importante pour tous les prêtres.
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Le dialogue avec la pensée contemporaine: Grâce à des rencontres et à des échanges avec des physiciens, des biologistes ou encore des historiens, j'ai appris à apprécier l'importance des autres branches du savoir concernant les disciplines scientifiques, auxquelles il est aussi donné de parvenir à la vérité sous des points de vue différents. Il faut donc que la splendeur de la vérité - Veritatis splendor - les accompagne constamment pour permettre aux hommes de se rencontrer, d'échanger leurs réflexions et de s'enrichir mutuellement. J'ai apporté de Cracovie à Rome la tradition de rencontres interdisciplinaires périodiques, qui se déroulent régulièrement au cours de l'été à Castel Gandolfo. Je cherche à rester fidèle à cette bonne habitude.
" C'est aux lèvres du prêtre de garder le savoir... "" Labia sacerdotum scientiam custodiant.. " cf. MI 2,7. Il me plaît de rappeler ces paroles du prophète Malachie, reprises dans les Litanies du Christ Prêtre et Victime, parce qu'elles ont la portée d'une sorte de programme pour celui qui est appelé à être ministre de la Parole. Il doit être véritablement un homme de science, dans le sens le plus haut et le plus religieux du terme. Il doit posséder et transmettre la " science de Dieu ", qui n'est pas seulement un dépôt de vérités doctrinales, mais une expérience personnelle et vécue du Mystère, au sens que présente l'Évangile de Jean dans la grande prière sacerdotale : " La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ".(Jn 17,3)
À mes Frères dans le sacerdoce: En concluant ce témoignage sur ma vocation sacerdotale, je voudrais m'adresser à tous mes Frères dans le sacerdoce: à tous sans exception! Je le fais avec les paroles de saint Pierre: " Ayez donc d'autant plus de zèle, Frères, pour affermir votre vocation et votre élection. Ce faisant, pas de danger que vous tombiez jamais " 2P1,10. Aimez votre sacerdoce! Soyez fidèles jusqu'au bout! Sachez y reconnaitre le trésor évangélique pour lequel cela vaut la peine de tout donner Mt 13,44.
En particulier, je m'adresse à ceux d'entre vous qui vivent une période difficile ou même une crise de leur vocation. J'aimerais que mon témoignage personnel - témoignage du prêtre et de l'Évêque de Rome qui célèbre son jubilé d'or d'Ordination - vous aide et vous invite à la fidélité. J'ai écrit ces lignes en pensant à chacun de vous, en portant chacun de vous dans la prière.
Pupilla oculi: J'ai pensé également à de nombreux jeunes séminaristes qui se préparent au sacerdoce. Combien de fois la pensée et le coeur d'un évêque se portent vers le séminaire! C'est le premier objet de sa sollicitude. On a coutume de dire que le Séminaire est pour un évêque la " pupille de l'oeil. L'homme défend la pupille de son oeil, car elle lui permet de voir. En quelque sorte, l'évêque voit aussi son Église à travers le séminaire, du fait qu'une grande part de la vie ecclésiale dépend des vocations sacerdotales. La grâce de vocations sacerdotales saintes et nombreuses lui permet de regarder avec confiance l'avenir de sa mission.
Je le dis en me fondant sur mes nombreuses années d'expérience épiscopale. Je suis devenu évêque douze ans après mon Ordination sacerdotale: une bonne partie de ces cinquante années a justement été marquée par la sollicitude pour les vocations. La joie de l'évêque est grande quand le Seigneur donne des vocations à son Église; au contraire, leur absence provoque préoccupation et inquiétude. Le Seigneur Jésus a comparé, cette préoccupation à celle du moissonneur. " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson! " Mt 9,37.
Deo gratias! Je ne puis terminer ces réflexions, en l'année de mon jubilé d'or sacerdotal, sans exprimer au Maître de la moisson ma plus profonde gratitude pour le don de la vocation, pour la grâce du sacerdoce, pour les vocations sacerdotales dans le monde ëntier. Je le fais en union avec tous les évêques, qui partagent la même préoccupation pour les vocations et qui vivent la même joie lorsque leur nombre augmente. Grâce à Dieu, une certaine crise des vocations sacerdotales dans l'Église est en voie de solution. Tout nouveau prêtre apporte une bénédiction spéciale: " Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. " De fait, c'est le Christ lui-même qui vient en chaque prêtre. Si saint Cyprien a dit que le chrétien est un " autre Christ " - Christianus alter Christus Le chrétien est un autre Christraison - à plus forte raison on peut dire: Sacerdos alter Christus.
Puisse Dieu aider les prêtres à rester conscients du don qu'ils ont reçu et à le mettre en oeuvre activement. Puisse-t-il susciter chez de nombreux jeunes une réponse prompte et généreuse à son appel à se dépenser totalement pour la cause de l'Évangile. Ce sera bénéfique pour les hommes et les femmes de notre temps qui ont tant besoin de sens et d'espérance. La communauté chrétienne s'en réjouira, car elle pourra aborder avec confiance les incertitudes et les défis du troisième millénaire désormais à nos portes.
Je demande à la Vierge Marie d'accueillir comme un hommage filial le témoignage que je donne, pour la gloire de la Sainte Trinité, et de le rendre fécond dans les coeurs de mes Frères dans le sacerdoce et de nombreux fils de l'Église. Qu'elle en fasse une semence de fraternité également pour ceux qui, tout en ne partageant pas la même foi, m'écoutent souvent avec bienveillance et entrent en dialogue sincèrement!
Extraits [Ma vocation don et mystère, Jean Paul II, 1996, Bayard Cerf Fleurus-Mame Téqui, p 85-86,97-114]