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La paroisse

Le sens du diocèse: Vatican, 1.1. a souligné la responsabilité du rôle des laïcs en général et plus particulièrement dans leur paroisse : "Les laïcs développeront sans cesse le sens du diocèse, dont la paroisse est comme une cellule ; ils seront toujours prompts à l'invitation de leur pasteur à participer aux initiatives du diocèse. De plus, pour répondre aux nécessités des villes et des régions rurales, ils ne borneront pas leur coopération aux limites de la paroisse ou du diocèse, mais ils s'efforceront de l'élargir au plan interparoissial, interdiocésain, national et international ; d'autant plus que l'accroissement constant des migrations de population, la multiplication des liens mutuels, la facilité des communications ne permettent plus à une partie de la société de demeurer repliée sur elle-même. Les laïcs se préoccuperont donc des exigences du peuple de Dieu répandu sur toute la terre. »

La paroisse pense à vous: le curé de l'église Saint-Jacques à Nantes, dans une homélie à l'occasion de la rentrée scolaire, cherche à sensibiliser ses ouailles sur ce point précis : « Comme on appartient à une famille, on appartient à un quartier et, quand on est baptisé, à une paroisse. Quel est votre quartier, quelle est votre paroisse ? Appartenir à une famille, cela veut dire qu'on est relié à des parents, à des frères et soeurs et même à une maison, à un lieu d'habitation où l'on a été élevé. On dépend d'eux, ils dépendent de nous ! Enfin, quand on est chrétien et baptisé, on appartient à une paroisse. Avez-vous conscience d'appartenir à la paroisse Saint-Jacques, d'être reliés à son église, aux prêtres qui la desservent, aux fidèles qui la fréquentent ? Avez-vous conscience de dépendre d'une paroisse qui dépend aussi de vous ? Un chrétien devrait toujours se poser la question : où en suis-je par rapport à ma paroisse, celle de mon quartier ou celle que je fréquente ? Suis-je un paroissien actif et fidèle ? Est-ce que je me contente d'aller à la messe le dimanche (de temps en temps ) ? Est-ce que je laisse à d'autres le travail apostolique ? En tout cas, la paroisse, elle, pense à vous ! Elle se propose de vous aider, en ce mois de rentrée. Elle vous donne quelques renseignements dans ce bulletin paroissial, distribué dans toutes les boites aux lettres. Vous pouvez compter sur elle. Peut-elle compter sur vous ? » (La paroisse de l'avenir R. Pannet).

Le soutien au prêtre

Nous insisterons particuticulièrement en terminant sur l'importance du soutien que les paroissiens doivent apporter à leur pasteur par la prière, une prière d'enfants pour un père qu'on admire et qu'on aime, une prière persévérante et de tous les instants. Et si, d'aventure, nous ne sommes pas d'accord avec notre curé, si nous ne le comprenons pas, si nous sommes même scandalisés, cela peut arriver, ne nous braquons pas dans un refus. Sainte Catherine de Sienne

Il faut alors méditer ces paroles étonnantes de Dieu le père à sa fille, Catherine de Sienne, au sujet de ses enfants de prédilection, les prêtres : « Si tu me demandes pourquoi le péché de ceux qui persécutent la sainte Église est plus grave que tous les autres, et pour quelle raison les fautes de mes ministres ne diminuent en rien le respect qu'on leur doit rendre, je te répondrai : parce que tout le respect qu'on leur témoigne, ce n'est pas à eux qu'il s'adresse, mais à moi, par la vertu du Sang dont je leur ai confié la dispensation. (...) Ne touchez pas à mes christs ! Si c'est à moi que va le respect, c'est à moi aussi que s'adresse l'irrévérence. Je te l'ai déjà dit, vous ne leur devez pas d'égards particuliers pour eux-mêmes mais à cause de l'autorité dont je les ai investis ; et aussi, en les offensant, ce n'est pas eux qu'on offense, c'est moi-même. C'est ce que j'ai interdit par ces mots : " Ne portez pas la mains sur mes christs ! " Non, je ne le veux pas.( ... ) Je l'ai dit et je le répète. " Je ne veux pas que l'on touche à mes christs" C'est à moi seul de les punir. (...) Mais parce que, parmi mes créatures raisonnables, j'ai élu mes ministres qui sont mes oints, comme je te l'ai dit, les dispensateurs du Corps et du Sang de mon Fils unique, de votre chair humaine unie avec ma nature divine, quand ils consacrent ils représentent la personne même du Christ mon Fils. Tu le vois donc bien, c'est à mon Verbe que cette injure est faite. En l'atteignant, elle m'atteint du même coup, puisque nous sommes Un. Les malheureux ! Ils persécutent le Sang et ils se privent du trésor qui est le fruit du Sang ! C'est pourquoi elle m'est plus sensible que toute autre, cette offense qui s'adresse non pas à mes ministres, mais à moi. Je te dis derechef que, si grands que soient leurs péchés et fussent-ils plus graves encore, je ne veux pas qu'aucun séculier s'arroge le droit de les punir. S'ils l'osent, leur crime ne demeurera pas impuni, s'ils ne l'expient par la contrition du coeur et ne reviennent à résipiscence. » (Dialogue, Livre II)

Extraits [Dieu est Amour, Mensuel no 28 Janvier 1981 ISSN: 0180-9288, Téqui, p 18-21]


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